moments où nous sommes euphoriques sans aucune raison. Peu importe, nous essayerons d'oublier nos peines avec le temps, même si c'est parfois beaucoup plus compliqué.
La Polygame (Petite Tulipe) se dévergonde, elle a des rêves irréalisables. Elle aimerait tant tout baiser d'un coup, faire des choses inexplicables avec eux, ses multiples maris. Parlons en. Il y a l'homme bleu, qui en aime une autre et qui passe tout droit devant elle, sans même un regard de sympathie. Puis il y a les autres, ceux qu'elle aime bien, sans plus d'affinités. Sa bisexualité l'oblige à aimer certaines filles, toutes les filles même. Elle aime partager des pop-corns avec tous ses amants et maîtresses dans certains lieux publiques. Discuter avec elle ne sert strictement à rien, elle ne sait pas pourquoi elle s'obstine à aimer plusieurs hommes à la fois, mais peut-être est-ce pour être moins déçue en cas d'échec et pour avoir quelque chose à laquelle se raccrocher ensuite. Elle doit sûrement avoir raison, ce doit être une tactique pour moins souffrir. Elle fait parfois des rêves étranges, des actes sexuels avec des êtres marins, vivant sur des plages paradisiaques. Bref, elle ne sait pas trop où elle en est, et surtout quel partenaire choisir.
Elle rit souvent de petites choses insignifiantes qui lui font plaisir, histoire d'oublier ses problèmes. Elle pleure souvent la nuit et s'amuse à écouter le vent, car le futur lui fait peur et elle préfère s'adonner à des rêveries profondes. Il vaut mieux parfois plonger dans un semi coma plutôt que de réaliser les actes de certaines personnes. Elle espère que tout va se terminer le plus rapidement possible, qu'elle soit enfin délivrée de cette tristesse qui lui fit provoquer tant de douleur physique. Elle veut simplement mourir, même si elle avoue parfois qu'elle a toujours un peu d'espoir, même si la vie ne satisfera jamais le sien, celui d'être heureuse, d'avoir des amis, d'être enfin libre.
La Monogame (Petite orchidée) aime, comme le dit son nom, un seul et unique homme. Celui-ci n'est qu'un glandeur alcoolique aux yeux des autres, mais elle l'a toujours défendu avec toute la bravoure dont elle est capable. Elle l'aime tellement qu'elle ferait n'importe quoi pour lui faire plaisir, même les choses les plus improbables. Un soir, il l'a prise sur son cheval blanc, il l'a baisée avec toutes les petites astuces linguistiques dont il fut capable (elle aurait dit plutôt "faire l'amour"), puis il la jeta comme une merde. Elle était si heureuse de tous ces moments merveilleux passés avec l'homme, elle attendait ça depuis tellement longtemps, elle avait espéré, et finalement elle avait eu ce qu'elle voulait. Elle aurait tant aimé que cela continue qu'elle fut détruite, anéantie. Malheureusement, l'homme fait partie de ces gens qui ne pensent qu'à eux-mêmes, de ceux qui ne daignent même pas accorder un peu d'attention à la souffrance d'autrui. Il décida donc de ne plus jamais lui adresser la parole, de l'ignorer et de la laisser dans son suicide moral. Et elle, la nuit, elle pleure, n'écoutant pas le vent mais s'inventant des histoires, espérant qu'un jour il lui reparlera et que tout sera comme avant. Le voir s'amusant avec ses amis la tue chaque jour un peu plus, mais plus personne n'y prête attention.
Elle voudrait oublier tout ça mais ne voudrait surtout pas effacer tous ces magnifiques souvenirs de sa mémoire. Il semblerait qu'elle l'aime encore plus qu'avant et que lui l'oublie de plus en plus. Elle est donc très malheureuse, même si elle ne le laisse pas forcément paraître. Si seulement elle savait pourquoi la vie est aussi injuste, elle saurait peut-être quoi faire...
Immortelle jouissance
Que les femmes s'unissent dans un parfait accord
Rien que pour un instant
L'éphémère devienne
Eternité
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau
Que c'est beau d'aimer
J'aurais aimé t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau
Mais c'est plus fort que moi
Tu vois je n'y peux rien
Ce monde n'est pas le mien